DE PUERTO RADAZUL A L’ILE DE SAL AU CAP VERT

Publié le par FRANCOIS GARDIEN

12/11/2007

Suite à une rencontre sur les pontons, nous décidons de tirer un grand bord en direction du Maroc, plus précisément de Dahkla  ou il y a paraît-il une très jolie lagune sauvage bien protégée ressemblant à un lagon, cela ne nous rallonge pas beaucoup, nous devrions mettre 2 jours pour y être et cela nous fera une coupure sur la route du cap vert.

 

 

 

 

 L’allure est tranquille, les vents ne sont pas trop forts. La première journée défile sans problèmes, nous prenons le rythme des quarts que nous assurons à nous 3, Anne-Marie étant hors quart pour s’occuper des repas et des filles, ce qui n’est pas toujours une mince affaire, car cuisiner quand la mer est mauvaise est assez sportif. Le deuxième jour ressemblera au premier, on arrive à tenir le spi même la nuit ce qui nous permet d’avancer un peu plus vite car les vents sont assez mous. Nous n’arriverons pas de jour à Dahkla, l’endroit semble à peu prêt sain pour y entrer la nuit, nous ferons un mouillage provisoire, pour attendre le jour et s’enfoncer plus dans la lagune. La terre est en vue, il y a pas mal de bateaux au mouillage ce qui est étonnant pour un endroit sensé être sauvage. Nous arrivons à repérer le balisage d’entrée qui est placé différemment des cartes, je suis au radar et à la cartographie pour donner les consignes à Eric et Olivier qui sont à la barre. L’entrée est négociée, nous allons vers le mouillage choisi en passant devant ce qui ressemble à un quai de chargement de minéralier qui ne figurait pas sur mes cartes, elles datent d’une dizaine d’années, il a du être construit entre temps ce qui expliquerait les bateaux au mouillage. Le mouillage se trouve près de l’aéroport, nous apercevons la tour de contrôle, nous sommes presque arrivés mais tout à coup quelqu’un nous envoie des signaux en

morse à l’aide d’un gros projecteur depuis la tour de contrôle, après un moment de surprise, je pense à allumer la VHF qui reste éteinte en grande navigation, les autorités nous contactent pour nous demander ce que nous faisons là car la zone est interdite et nous demandent de faire demi-tour immédiatement et de nous diriger vers le nouveau port ce que nous faisons sans discuter car nous ne sommes pas en règle ayant donné aux autorités du port précédent les îles du cap vert comme prochaine destination et non le maroc. Nouvel appel des  autorités pour avoir plus d’explication quant à notre présence ici, nombre de personnes à bord, nationalité de l’équipage et raison de notre escale. Ca commence à sentir mauvais, on invente un doute de crise d’appendicite de Léa qui se serait plaint de forts maux de ventre, ce qui par précaution nous aurait fait nous diriger vers le port le plus près, ils semblent y croire, car ils me demandent si on a besoin d’une assistance médicale qu’ils pourront nous apporter des le lendemain matin mais nous redemandent d’entrer dans le nouveau port, le capitaine du port va prendre contact avec nous pour nous guider dans la manœuvre car je les ai informés que je n’étais pas chaud pour rentrer dans un port que je ne connaissait pas de nuit sans cartes.

Le contact est pris, il m’indique la manœuvre à effectuer, mais entre temps après concertation avec le reste de l’équipage et vu la réputation tatillonne des autorités marocaines nous décidons de ne pas obtempérer mais de reprendre notre route vers le cap vert, je n ‘exécute pas les consignes du capitaine du port qui me recontacte étonnés de nous vous passer devant le port sans s’arrêter, je lui dis que je préfère jeter l’ancre dans la rade avec les cargos au mouillage pour attendre le jour pour venir au port, il me souhaite une bonne nuit et me dit à demain. Nous ne faisons pas de vieux os ici, fin de notre escale au Maroc, c’est ça l’aventure.

Les nuits sont très fraîches pour ces latitudes, il paraît que c’est du à un courant froid qui remonte le long des cotes du Maroc, c’est ce qui fait proliférer le plancton et rend la mer fluorescente la nuit, c’est un spectacle magnifique, toute l’eau qui est en mouvement devient fluo, on a l’impression que les coques du bateau sont éclairées, les traînées sont comme la chevelure d’une comète pleine de petites lumières. Une nuit très noire j’aurai la visite d’une dizaine de dauphins qui sont venus jouer autour du bateau, ils ressemblaient à des fantômes dans l’eau, ils étaient blancs fluo éclairés par le plancton qu’ils déplaçaient en nageant suivis par une traînée d’étoile, dommage que je ne puisse pas faire de photos, le spectacle a duré une demi-heure, c’était fantastique, encore un cadeau de la nature.

Le vent est tombé et les 36 dernières heures se feront au moteur, c’est soûlant et le temps paraît plus long. L’île de Sal est en vue, nous serons au mouillage cet après midi, nous aurons mis 7 jours.

Positions

Le 13/11/07 à 12h : 26°24’50N 16°10’48W

Le 14/11/07 à 12h : 24°25’48N 16°12’01W

Le 15/11/07 à 12h : 22°57’01N 16°58’27W

Le 16/11/07 à 12h : 21°40’75N 18°21’26W

Le 17/11/07 à 12h : 20°12’45N 19°43’81W

Le 18/11/07 à 12h : 18°34’27N 21°20’17W

Le 19/11/07 arrivée au mouillage position 16°45’12N 22°58’81W

 coucher de soleil en mer

 l'arrivée sur l'ile de sal

 l'ile de sal

 le mouillage de sal palmeira

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Publié dans kalika

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D
bonjour à vous quatre, super super super content de vous savoir arrivé de l'autre coté de l'atlantique... et toutes nos félicitations et nos encouragements pour la suite. Nous sommes toujours tous hyper supporters. On vous souhaite de trés bonnes fêtes de fin d'année 2007 et bonjour à 2008 pour d'autres aventures. <br /> DENIS
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