DE MACHICO A LA GRACIOSA
19/10/2007
Comme indiqué précédemment, suite aux infos météo nous décidons de partir maintenant pour les îles Canaries, plus précisément pour l’île la plus au Nord : La Graciosa.
L’ancre est levée, dès la sortie du mouillage le vent est là, nous hissons la grand voile et déroulons le Génois et c’est parti. Nous allons passer au nord des îles salvages, un groupe d’îles rattachées à l’île de madère classées réserves naturelles ou l’on ne peut pas débarquer, mais de toute façon ce ne sont que des cailloux arides posés sur l’océan.
Le vent est de la partie et nous avançons assez vite, un petit coup de VHF avec Delphin 2 parti 2 heures après nous pour faire le point et André nous informe qu ‘ils viennent d ‘attraper une petite bonite décidément nous ne sommes pas de bons pécheurs car pour nous toujours rien, il va falloir comparer nos leurres !!
Navigation sans problèmes mais assez soutenue et fatigante car le vent est de la partie ça cogne beaucoup et il faut se tenir en permanence, le problème c’est qu’à ce rythme là nous allons arriver de nuit à la Graciosa nous prenons la décision de ralentir en prenant 2 ris dans la grand voile et rouler le Génois à 50%, on va encore vite mais c’est déjà plus confortable et cela devrait aller.
Les Canaries sont en vue, nous avons décidé de passer par le nord entre des îles inhabitées et La Graciosa. Il fait encore nuit mais on devine les masses sombres des rochers, il faut faire confiance à la cartographie électronique qui nous indique en permanence notre route et nous situe parfaitement au milieu du passage ce qui est d’ailleurs confirmé par le radar mais cela reste toujours impressionnant et un peu stressant. Le jour se lève, nous serons en vue du port dans une heure, nos calculs étaient bons, nous avons ralenti ce qu’il fallait. Un coup VHF à Delphin 2 qui est déjà arrivé et André nous informe qu’il nous a réservé une place près du quai devant les vedettes qui font la liaison tous les jours entre Lanzarote et La Graciosa, c’est super d’arriver et d’avoir déjà une place.
André nous attend sur le quai pour prendre nos amarres, encore une étape de terminée.
Une fois amarrés, un bon repas, une bonne douche et nous allons découvrir les alentours du port et la c’est le dépaysement total, l’île est désertique, c’est un mélange de sable et de roche volcanique le village est tout petit, 200 habitants permanents, pas de route, que du sable et des land Rover, on se croirait dans un décor de western, c’est vraiment très joli toutes les maisons sont blanches avec les volets bleus ou verts très propres, on va se plaire ici et l’escale risque d’être plus longue que prévue. C’est un endroit préservé car on ne peut y accéder que par la mer.
Il n’y a pas beaucoup de bateaux, on en retrouve certains, on en rencontre d’autres, nous ferons la connaissance de l’équipage du bateau Harem avec Christophe et Catherine et leurs 3 filles qui très vite vont devenir des copines de Chloé et Léa.
Les filles se sont fait un copain sur les bateaux qui font la navette entre Lanzarote et La Graciosa, c’est un membre de l’équipage ,il s’amuse à les arroser quand il lave le bateau à la fin de la journée et un soir il viendra nous voir avec une assiette pleine de boulette de poissons sauce crevette qu’ils servent aux passagers en nous disant ,c’est pour les ninas, c’était un délice, voyager avec des enfants ouvrent des portes qui resteraient fermées sans cela c’est un vrai bonheur ces petites rencontres simples mais pleines d’humanité.
La vie s’écoule paisiblement ici entre les balades, les séances de plage et les baignades, les jours passent trop vite et il va falloir songer à continuer, nous avons un planning à tenir et nous sommes déjà restés 2 jours de plus, c’est décidé demain on largue les amarres pour Puerto Rubicon une nouvelle marina dans le sud de l’île de Lanzarote.
Le village de Caleta del sebo sur l'ile de La Graciosa
une rue du village
Kalika au quai dans le port de La Graciosa
la rue principale de Caleta del sebo
le port de La Graciosa
un mouillage a La Graciosa